Le surendettement n’est pas qu’un mal français. Sachons y répondre mieux qu’ailleurs.

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Le surendettement n'est pas qu'un mal français

Le surendettement n

Ces dernières années, le surendettement des consommateurs a augmenté de façon continue en France à part un léger repli en 2007. Ce phénomène s’est notamment amplifié par la crise financière qui est survenue au deuxième semestre 2008. Ce mal ne touche évidemment pas seulement notre pays : en Belgique par exemple, 365 000 personnes en 2010 se trouvaient en situation de surendettement pour une population six fois moindre que la France (eviron10 millions d’habitants contre 65 millions). Ce constat a conduit les dirigeants à renforcer les règles concernant l’octroi de crédit. Cependant, l’ouverture d’un « fichier positif » censé lutter contre le surendettement n’a pas eu l’efficacité attendue, loin s’en faut ! C’est pourquoi une loi, proche de celle qui vient d’être votée en France, est en préparation en Belgique afin d’encadrer plus sévèrement les opérations du secteur.

 

 Pourtant, les dispositions drastiques d’encadrement des crédits dictées par la loi française suscitent quelques questionnements de la part des citoyens, qui s’interrogent sur son efficacité réelle, et surtout sur ses modalités d’application. En effet, il est à noter que le nombre de cas de dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France semblerait n’avoir pas vraiment chuté depuis l’entrée en vigueur de certaines dispositions de la loi Lagarde. Mais qu’en sera-t-il de la future loi belge ? De la même manière qu’en France avec la commission de surendettement, il existe en Belgique une procédure dite de « règlement collectif de dettes », utilisée par de nombreuses personnes endettées pour se sortir de cette situation. De plus en plus de Belges font appel à cette solution.

 

L’idée reçue selon laquelle le surendettement touche les personnes qui gèrent mal leur argent ou consomment trop à l’aide des crédits est à présent à revoir. En effet, de plus en plus de citoyens ont simplement du mal à faire face aux dépenses courantes de leur foyer. Dans un tel cas, la demande de crédit est loin d’être abusive. Il s’agit simplement de personnes pour qui les dépenses de loyer, d’énergie, ou d’alimentation deviennent trop lourdes à supporter. Simplement, le crédit n’est en aucun cas un substitut de revenus ni destiné à améliorer le budget de l’emprunteur. D’ailleurs, la loi Lagarde interdit toute publicité qui pourrait le laisser penser.

 

Alors comment faire pour se prémunir, autant que possible, des mauvaises surprises financières qui peuvent survenir suite à un événement imprévu ? Voici quelques idées à suivre et à méditer.

 

Eviter les causes habituelles de surendettement

 

- La première cause du surendettement chez les consommateurs est le fait de ne pas gérer son budget à court et moyen terme. Sans visibilité, les personnes qui ne prévoient pas de mettre un peu d’argent de côté sont les plus touchées en cas d’ « accident budgétaire ». Pensez-donc à tenir un budget prévisionnel.

 

- Les achats impulsifs sont une autre cause de surendettement inopiné chez les consommateurs. Accumulation d’objets inutiles en perspective ou achat réellement nécessaire ? Posez-vous la question avant d’utiliser votre carte bleue. Il est même conseillé d’attendre quelques jours afin de réfléchir avant tout achat, ce qui est généralement suffisant pour en faire disparaître l’envie.

 

- Halte au crédit renouvelable ! Le crédit revolving : le pire cauchemar de nombreux ménages ? Ce crédit à la consommation, s’il semble séduisant au premier abord, est des plus pernicieux. En effet, une réserve de cash immédiate vous est facilement octroyée, et ce, à des taux d’intérêts variables indécents (souvent plus de 20%), qui augmentent si le délai de remboursement s’allonge. L’assurance groupe emprunteur –forcément facultative pour ne pas impacter le TAEG mais quasiment toujours « souscrite »- propulserait, si elle était obligatoire, le TAEG bien au dessus du taux d’usure ! Près de la moitié des échéances de remboursement ne couvre que les intérêts et l’assurance. Payer ses courses avec des crédits revolving est donc une solution à éviter, au risque de voir sa situation financière se dégrader de plus en plus et d’être pris au piège.

 

Des factures trop nombreuses et trop lourdes : les bons réflexes à avoir

 

- Contactez au plus vite l’organisme qui vous a prêté de l’argent. Obtenir un allongement de la période de paiement, ou simplement faire reporter son règlement à une date ultérieure sont des pratiques couramment utilisées. De plus, vous prouverez ainsi votre bonne foi à l’organisme en question, qui sera alors plus prompt à vous faire confiance, et établira avec vous un plan de paiement qui correspond mieux à vos possibilités.

 

- Pensez aux différentes aides sociales qui existent pour pallier à ce genre de difficultés. La protection sociale est mise en place pour protéger les citoyens dans les situations difficiles. Si vous répondez à certaines conditions posées par l’administration (en termes de minimas sociaux par exemple), vous pouvez y prétendre. Il existe également une solution de secours temporaire : Le « Mont de Piété » ou « Ma Tante si vous préférez, bref les prêts sur gage du Crédit Municipal.

 

- En cas de très grosses difficultés, vous avez la possibilité de faire appel au Juge de l’exécution, qui pourra vous donner deux années de délais pour rembourser vos dettes.

 

- En tous les cas, n’attendez pas avant d’agir. Plus vos impayés s’accumuleront, plus vos difficultés seront importantes et votre situation insoluble. Si votre créancier fait appel à une société de recouvrement, le montant de la facture impayée initiale pourra doubler, voire tripler dans certains cas à cause de l’accumulation de frais (recouvrement, intervention d’un huissier, etc.). Enfin, des poursuites peuvent être engagées contre vous, telles qu’une injonction de payer, ou même une saisie bancaire, sur salaire ou même immobilière. Il faut donc agir vite avant que les frais et les tracas ne se multiplient.

 

J’ai plusieurs crédits et je ne peux plus les rembourser

 

- Vendre ses biens : bonne ou mauvaise idée ? Si c’est la justice qui s’occupe de revendre vos biens pour rembourser une partie des dettes, vous serez sans doute perdant. Préférez donc la revente à titre personnel. Sachez cependant que les produits (électroménager, hi-fi, etc.) perdent une part très importante de leur valeur dès l’achat. Si vous possédez un bien immobilier, voyez selon l’évolution des prix du marché.

 

- Le réaménagement de prêts vous offrira sans doute une bouffée d’oxygène. Autrement appelé le rachat de crédits ou regroupement d’emprunts, cette solution consiste à faire baisser le montant des vos remboursements mensuels en allongeant la durée de l’emprunt. Il en existe plusieurs sortes, dont le rachat de credit immobilier, le rachat de crédit propriétaire, ou encore le rachat de credit consommation. Pensez à souscrire également une assurance emprunteur adaptée en évitant les contrats-groupe des établissements de crédit souvent plus chers. De plus en plus de personnes endettées choisissent cette voie, proposée par les établissements de crédit et les courtiers spécialisés en rachat credit.

 

- Là aussi, contactez rapidement les organismes prêteurs : dans les cas des remboursements de crédits non honorés, on trouve les mêmes procédures de recouvrement que dans les cas de factures impayées. En effet, si vous ne payez pas le remboursement de crédit en temps et en heure, vous risquez des pénalités et autres frais de procédures que vous facturera votre banque. De même, il existe un fichier national, le FICP (Fichier National des Incidents de remboursement des Crédits), qui répertorie les incidents de ce genre. L’inscription à un tel fichier restreint l’accès à certains services bancaires. En parler à sa banque est donc la meilleure solution : en général, elle adaptera les remboursements que vous devez à votre situation réelle. En cas de refus, consultez un intermédiaire en opérations de banque pour envisager la solution précédente : le rachat de credits.

 

Ma situation financière est trop difficile

 

Enfin, si vous ne parvenez plus à rembourser vos crédits et que vous vous voyez refusé votre demande de rachat de prêts, vous pouvez déposer un dossier à la commission de surendettement, à la Banque de France.

 

 

 

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